Bonjour à tous et à toutes,
Je commence à prendre pas mal de retard dans ce blog, c'est que le travail ne manque pas, par ici!
Retour au 29 août dernier, entre les cyclones de catégorie 5 Dean et Félix, qui nous ont frôlé mais néanmoins épargné. Par contre, une belle pluie de 24 heures nous a inondé la ville de Belize City. Voici en photo ce que cela donné dans notre lycée et école de musique:

Nous avions plus de 30 centimètres d'eau sur le parking, ça commençait à faire peur, je dois le reconnaître. Les salles de classes n'ont malheureusement pas été épargnées, avec plus de 10 centimètres, sufisamment pour tremper les pédales forte de deux pianos:

Heureusement, presque tous les instruments ont été déplacés de justesse, sinon nous aurions perdu une quinzaines d'instruments à cordes! Bon, quant aux pianos, ils fonctionnent toujours, c'est ce qu'il faut se dire, dans ce pays du système D. Ne pensons pas à la table d'harmonie ni au mécanisme, hein...

A bientôt.
Je commence à prendre pas mal de retard dans ce blog, c'est que le travail ne manque pas, par ici!
Retour au 29 août dernier, entre les cyclones de catégorie 5 Dean et Félix, qui nous ont frôlé mais néanmoins épargné. Par contre, une belle pluie de 24 heures nous a inondé la ville de Belize City. Voici en photo ce que cela donné dans notre lycée et école de musique:

Nous avions plus de 30 centimètres d'eau sur le parking, ça commençait à faire peur, je dois le reconnaître. Les salles de classes n'ont malheureusement pas été épargnées, avec plus de 10 centimètres, sufisamment pour tremper les pédales forte de deux pianos:

Heureusement, presque tous les instruments ont été déplacés de justesse, sinon nous aurions perdu une quinzaines d'instruments à cordes! Bon, quant aux pianos, ils fonctionnent toujours, c'est ce qu'il faut se dire, dans ce pays du système D. Ne pensons pas à la table d'harmonie ni au mécanisme, hein...

A bientôt.
par Gilles
publié dans :
Belize - lieux, hommes
Bonjour,
Pour en finir avec le village d'Arenal que j'aime tant, à la frontière du Belize et du Guatemala, je vous présente son pont suspendu. Celui-ci se trouve du côté Guatemala, à 200 mètres du Belize, il est très important pour les villageois, car il les connecte visiblement avec la vie extérieure.
Lorsqu'on arrive à la rivière, le pont nous saute littéralement à la figure, c'est le lien avec le grand Guatemala:

Les enfants jouent dans la rivière, ils s'y lavent aussi par la même occasion, les femmes y font leur linge, aidées aussi par les mêmes enfants d'ailleurs:

Le pont lui-même est assez impressionnant. On ne dirait pas comme ça, mais il se balance pas mal, suivant la façon dont on marche dessus, et malgré les câbles d'acier (surtout quand Aloïs fait le zouave, d'ailleurs...).
Ce n'est pourtant pas un pont à la Indiana Jones, il est bien sécurisé, même s'il manque déjà quelques planches:

Ce qui est marrant, c'est qu'à l'autre bout du pont, côté Guatemala profond (façon de parler, on y est déjà!), il y a un panneau signifiant: "Passage interdit aux motos, bêtes et troupeau. Amende 500 quetzals".
Évidemment, 30 secondes après avoir lu le panneau, une moto passe, puis un type avec un chien. On voit bien que Sarkozy n'est pas dans le coin, tiens (humour d'un goût douteux, je sais)!

A bientôt, amicalement.
Et tendres bisous à Véronique, mon épouse, toujours en France sans nous...
Pour en finir avec le village d'Arenal que j'aime tant, à la frontière du Belize et du Guatemala, je vous présente son pont suspendu. Celui-ci se trouve du côté Guatemala, à 200 mètres du Belize, il est très important pour les villageois, car il les connecte visiblement avec la vie extérieure.
Lorsqu'on arrive à la rivière, le pont nous saute littéralement à la figure, c'est le lien avec le grand Guatemala:

Les enfants jouent dans la rivière, ils s'y lavent aussi par la même occasion, les femmes y font leur linge, aidées aussi par les mêmes enfants d'ailleurs:

Le pont lui-même est assez impressionnant. On ne dirait pas comme ça, mais il se balance pas mal, suivant la façon dont on marche dessus, et malgré les câbles d'acier (surtout quand Aloïs fait le zouave, d'ailleurs...).
Ce n'est pourtant pas un pont à la Indiana Jones, il est bien sécurisé, même s'il manque déjà quelques planches:

Ce qui est marrant, c'est qu'à l'autre bout du pont, côté Guatemala profond (façon de parler, on y est déjà!), il y a un panneau signifiant: "Passage interdit aux motos, bêtes et troupeau. Amende 500 quetzals".
Évidemment, 30 secondes après avoir lu le panneau, une moto passe, puis un type avec un chien. On voit bien que Sarkozy n'est pas dans le coin, tiens (humour d'un goût douteux, je sais)!

A bientôt, amicalement.
Et tendres bisous à Véronique, mon épouse, toujours en France sans nous...
par Gilles
publié dans :
Belize - lieux, hommes
Bonjour à tous et à toutes, particulièrement à ma très charmante et énergique épouse Véronique, partie en France pour l'été avec de l'avance sur le reste de la famille, pour cause d'école à finir pour les enfants.
Je n'en ai pas fini avec le village d'Arenal, à la frontière du Belize et du Guatemala, car décidément c'est un village attachant.
C'est drôle de voir à quel point le simple fait d'être au Guatemala, même à 50 mètres du Belize, change la physionomie des bâtiments. Voici par exemple l'église du village d'Arenal, côté Guatemala. Style quasi-caricatural d'Amérique Latine, alors que les églises béliziennes sont d'habitude plutôt de style colonial anglais (et pour cause!):

Un peu plus loin, nous arrivons à la rivière du village. Cette fois nous sommes en plein Guatemala, à au moins 200 mètres du Belize!
Les habitants du village vivent naturellement avec des tas de bêtes autour d'eux, qui se balladent en toute quiétude, tels les chevaux, les chiens ou encore ce cochon plus ou moins domestique:

Sur la photo, à droite, vous pouvez voir un coin "machine à laver", comme il y en a plein aussi dans toute les parties ouest et sud du Belize, qui sont les plus proches du Guatemala.
Voici par exemple à quoi ressemble la séance de lavage du linge près de Benque Viejo, au Belize (à deux pas du site maya de Xunantunich et à 20 minutes de piste d'Arenal):

A bientôt.
Je n'en ai pas fini avec le village d'Arenal, à la frontière du Belize et du Guatemala, car décidément c'est un village attachant.
C'est drôle de voir à quel point le simple fait d'être au Guatemala, même à 50 mètres du Belize, change la physionomie des bâtiments. Voici par exemple l'église du village d'Arenal, côté Guatemala. Style quasi-caricatural d'Amérique Latine, alors que les églises béliziennes sont d'habitude plutôt de style colonial anglais (et pour cause!):

Un peu plus loin, nous arrivons à la rivière du village. Cette fois nous sommes en plein Guatemala, à au moins 200 mètres du Belize!
Les habitants du village vivent naturellement avec des tas de bêtes autour d'eux, qui se balladent en toute quiétude, tels les chevaux, les chiens ou encore ce cochon plus ou moins domestique:

Sur la photo, à droite, vous pouvez voir un coin "machine à laver", comme il y en a plein aussi dans toute les parties ouest et sud du Belize, qui sont les plus proches du Guatemala.
Voici par exemple à quoi ressemble la séance de lavage du linge près de Benque Viejo, au Belize (à deux pas du site maya de Xunantunich et à 20 minutes de piste d'Arenal):

A bientôt.
par Gilles
publié dans :
Belize - lieux, hommes
Bonjour,
Je vous ai parlé précédemment de la particularité du village d'Arenal, qui est d'être traversé en plein milieu par la frontière entre le Belize et le Guatemala.
Ce qui est extraordinaire, c'est qu'il n'y a pas le moindre poste frontière, mais alors rien de rien. On passe du Belize au Guatemala et inversement autant de fois que l'on veut... Quel dépaysement, mes amis! Un pas on est au Belize, un autre et paf! on se retrouve au Guatemala!
Voici le terrain de sport du village d'Arenal, où la frontière passe. En premier plan, les gens sont au Belize. Après la bicyclette du fond, c'est le Guatemala. Les maisons du fond sont toutes au Guatemala:

Il n'y a même pas une ligne pour marquer le passage. Après cela, vous m'étonnez que les bandits du Guatemala viennent au Belize pour leurs petites affaires et repartent aussitôt, sans être inquiétés...
Sur la photo suivante, à gauche vous êtes au Belize, la frontière est entre l'arbre effeuillé et la maison verte du fond, qui est un magasin guatemaltèque. Le haut-parleur est à peu près sur la frontière (bonjour l'importation frauduleuse...), et le petit groupe de personnes à droite se trouve au Guatemala:

La prochaine image fait dos à la photo précédente. Du coup le Guatemala se trouve à gauche, jusqu'à la limite de la clôture:

A bientôt.
Je vous ai parlé précédemment de la particularité du village d'Arenal, qui est d'être traversé en plein milieu par la frontière entre le Belize et le Guatemala.
Ce qui est extraordinaire, c'est qu'il n'y a pas le moindre poste frontière, mais alors rien de rien. On passe du Belize au Guatemala et inversement autant de fois que l'on veut... Quel dépaysement, mes amis! Un pas on est au Belize, un autre et paf! on se retrouve au Guatemala!
Voici le terrain de sport du village d'Arenal, où la frontière passe. En premier plan, les gens sont au Belize. Après la bicyclette du fond, c'est le Guatemala. Les maisons du fond sont toutes au Guatemala:

Il n'y a même pas une ligne pour marquer le passage. Après cela, vous m'étonnez que les bandits du Guatemala viennent au Belize pour leurs petites affaires et repartent aussitôt, sans être inquiétés...
Sur la photo suivante, à gauche vous êtes au Belize, la frontière est entre l'arbre effeuillé et la maison verte du fond, qui est un magasin guatemaltèque. Le haut-parleur est à peu près sur la frontière (bonjour l'importation frauduleuse...), et le petit groupe de personnes à droite se trouve au Guatemala:

La prochaine image fait dos à la photo précédente. Du coup le Guatemala se trouve à gauche, jusqu'à la limite de la clôture:

A bientôt.
par Gilles
publié dans :
Belize - lieux, hommes
Bonjour,
Au debut du mois, nous sommes allés visité le village d'Arenal avec Sean, notre boulanger français préféré, et sa famille. Ce village est assez extraordinaire, la frontière entre le Belize et le Guatemala le traversant en plein milieu.
Ce qui est d'autant plus agréable, c'est que les hispanophones guatemaltèques côtoient les anglophones béliziens sans aucun problème, et il règne à Arenal une paix impressionnante, apparemment en tout cas (prudence oblige, nous n'y sommes restés qu'une après-midi).
Nous avons rencontré, dans ce village à 20 minutes de piste de Venque Viejo, deux personnes qui ont travaillé à un projet photographique ("Tu Caracolito") depuis plusieurs années avec 24 enfants, 12 béliziens et 12 guatemaltèques du village. Moi qui suis passionné de photo, je dois dire que le résultat est impressionnant.
Leur exposition va aller jusqu'en Angleterre grâce à cette association "Tu Caracolito".
Afin de les encourager, je vous présente maintenant 4 de ces photos avec leur auteur, et la traduction du texte de chaque photo, que les enfants ont fait eux-mêmes aussi. L'homme aux lunettes noires, c'est Jon Ottley, l'un des organisateurs du projet.

Pour cette première photo, le photographe est Efrain Ernesto Meda Cunil, 13 ans.
"Les oiseaux".
Mon petit frère se nomme Edson Ardani Meda. Il était en train d'essayer de tuer les oiseaux quand je l'ai pris en photo sur le terrain de mon beau-frère. Mon beau-frère proposait de payer les enfants un quetzal pour chaque pic-vert à tête rouge tué parce que ces oiseaux mangeaient les oranges.
La deuxième photo: à gauche vous avez Jon l'animateur et le père du jeune photographe, à droite, Claudia l'animatrice et le photographe en herbe:

Le photographe se nomme Herson Gonzales Abniel, 12 ans.
"L"émotion".
L'émotion est allégresse, comme dans cette photo de mon petit cousin qui était heureux parce que je lui ai donné un dollar pour le prendre en photo. Il était si heureux qu'il m'a sauté dessus. A ce moment, j'ai pris la photo.
Troisième photo: Claudia, l'animatrice, et la photographe Jeisi Sacul Farfan, âgée de 10 ans:

"Une fille heureuse".
J'ai demandé à Vidalia de prendre sa photo pendant qu'elle nageait avec une bouée, et j'ai pris cette photo, qui me plaît plus que toutes les autres.
Pour finir, voici la quatrième photo: la jeune fille de droite est la photographe, elle se nomme Primitiva Yesenia Riuz, et a 13 ans.

"Le petit taureau".
Le petit taureau se nomme Sebastian. Il avait l'habitude de boire le lait dans les grandes bouteilles. Le propriétaire de Sébastian est mon oncle Eduardo. Il était si espiègle, le petit taureau Sebastian, qu'il avait l'habitude de déchirer les vêtements de ma tante Juana sur la corde à linge, et d'entrer jusque là où l'on mange à la maison.
On avait l'habitude de l'emmener les matins dans la forêt, et de le ramener le soir. Un jour, tôt dans la matinée, j'ai pris cette photo de lui. J'ai voulu le montrer de face, mais je n'ai pas pu. Sebastian n'est plus là, maintenant il est dans une ferme où il peut manger de l'herbe.
Voilà, je voudrais saluer Jon et Claudia pour les efforts qu'ils font pour ces enfants, et aussi dire un grand bravo à tous ces jeunes pour la qualité de leur travail.
Jon and Claudia really did a great job with these children.
I would like to congratulate all these young photographers on having done wonderful pictures and texts.
See you soon!
A bientôt.
Au debut du mois, nous sommes allés visité le village d'Arenal avec Sean, notre boulanger français préféré, et sa famille. Ce village est assez extraordinaire, la frontière entre le Belize et le Guatemala le traversant en plein milieu.
Ce qui est d'autant plus agréable, c'est que les hispanophones guatemaltèques côtoient les anglophones béliziens sans aucun problème, et il règne à Arenal une paix impressionnante, apparemment en tout cas (prudence oblige, nous n'y sommes restés qu'une après-midi).
Nous avons rencontré, dans ce village à 20 minutes de piste de Venque Viejo, deux personnes qui ont travaillé à un projet photographique ("Tu Caracolito") depuis plusieurs années avec 24 enfants, 12 béliziens et 12 guatemaltèques du village. Moi qui suis passionné de photo, je dois dire que le résultat est impressionnant.
Leur exposition va aller jusqu'en Angleterre grâce à cette association "Tu Caracolito".
Afin de les encourager, je vous présente maintenant 4 de ces photos avec leur auteur, et la traduction du texte de chaque photo, que les enfants ont fait eux-mêmes aussi. L'homme aux lunettes noires, c'est Jon Ottley, l'un des organisateurs du projet.

Pour cette première photo, le photographe est Efrain Ernesto Meda Cunil, 13 ans.
"Les oiseaux".
Mon petit frère se nomme Edson Ardani Meda. Il était en train d'essayer de tuer les oiseaux quand je l'ai pris en photo sur le terrain de mon beau-frère. Mon beau-frère proposait de payer les enfants un quetzal pour chaque pic-vert à tête rouge tué parce que ces oiseaux mangeaient les oranges.
La deuxième photo: à gauche vous avez Jon l'animateur et le père du jeune photographe, à droite, Claudia l'animatrice et le photographe en herbe:

Le photographe se nomme Herson Gonzales Abniel, 12 ans.
"L"émotion".
L'émotion est allégresse, comme dans cette photo de mon petit cousin qui était heureux parce que je lui ai donné un dollar pour le prendre en photo. Il était si heureux qu'il m'a sauté dessus. A ce moment, j'ai pris la photo.
Troisième photo: Claudia, l'animatrice, et la photographe Jeisi Sacul Farfan, âgée de 10 ans:

"Une fille heureuse".
J'ai demandé à Vidalia de prendre sa photo pendant qu'elle nageait avec une bouée, et j'ai pris cette photo, qui me plaît plus que toutes les autres.
Pour finir, voici la quatrième photo: la jeune fille de droite est la photographe, elle se nomme Primitiva Yesenia Riuz, et a 13 ans.

"Le petit taureau".
Le petit taureau se nomme Sebastian. Il avait l'habitude de boire le lait dans les grandes bouteilles. Le propriétaire de Sébastian est mon oncle Eduardo. Il était si espiègle, le petit taureau Sebastian, qu'il avait l'habitude de déchirer les vêtements de ma tante Juana sur la corde à linge, et d'entrer jusque là où l'on mange à la maison.
On avait l'habitude de l'emmener les matins dans la forêt, et de le ramener le soir. Un jour, tôt dans la matinée, j'ai pris cette photo de lui. J'ai voulu le montrer de face, mais je n'ai pas pu. Sebastian n'est plus là, maintenant il est dans une ferme où il peut manger de l'herbe.
Voilà, je voudrais saluer Jon et Claudia pour les efforts qu'ils font pour ces enfants, et aussi dire un grand bravo à tous ces jeunes pour la qualité de leur travail.
Jon and Claudia really did a great job with these children.
I would like to congratulate all these young photographers on having done wonderful pictures and texts.
See you soon!
A bientôt.
par Gilles
publié dans :
Belize - lieux, hommes